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Le H1N1 n’a pas dit son dernier mot
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Après avoir déclaré la fin de l’épidémie, Thierry Blanchon directeur adjoint de l’Inserm revient sur la prévalence de la souche H1N1 au cours de cette pandémie. Plusieurs indices nous montrent qu’on a pas fini d’en entendre parler. Explications…

Date vidéo : 20/01/2010 à 15:16:48


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« 22 DÉCEMBRE 2009 | GENÈVE -- Lorsque l’on s’efforce d’évaluer la gravité de la pandémie de grippe H1N1, on compare parfois le nombre de décès confirmés avec ceux que l’on estime dus à la grippe saisonnière, au niveau national ou mondial. Ces comparaisons ne sont pas fiables et peuvent s’avérer trompeuses pour plusieurs raisons.

Le nombre de décès dus à la grippe saisonnière ne représente qu’une estimation. Il repose sur des modèles statistiques conçus pour calculer ce que l’on appelle la surmortalité observée pendant la période où les virus grippaux circulent largement dans une population déterminée.

Estimations utilisant la mortalité toutes causes confondues

Les modèles utilisent les données qui figurent sur les certificats de décès et dans les dossiers médicaux, indiquant la mortalité toutes causes confondues, et comparent le nombre de décès pendant les épidémies de grippe saisonnière avec les données de base sur la mortalité pendant le reste de l’année. On part du principe que les infections par les virus grippaux contribuent à la surmortalité observée pendant la saison grippale.

Pendant les épidémies de grippe saisonnière, près de 90% des décès surviennent chez des personnes âgées fragiles, qui souffrent souvent d’une ou plusieurs affections chroniques. Bien que la grippe puisse aggraver ces affections et contribuer au décès, dans la plupart des cas, on ne pratique pas de test de dépistage des virus grippaux et les décès sont généralement attribués à un problème de santé préexistant.

Les méthodes permettant d’estimer la surmortalité ont été mises au point au 19ème siècle pour cerner les décès associés à la grippe qui sans cela échapperaient à la surveillance. Ces estimations ont permis de démentir les affirmations selon lesquelles la grippe était une maladie bénigne qui tuait rarement.

Décès confirmés en laboratoire

En revanche, le nombre de décès dus à la grippe pandémique notifié par les autorités nationales et mis en tableaux par l’OMS concerne des décès confirmés en laboratoire et non des estimations. Pour plusieurs raisons, ces chiffres ne donnent pas une idée exacte de la mortalité pendant une pandémie, qui est incontestablement plus élevée que ne l’indiquent les cas confirmés en laboratoire.

La grippe pandémique donnant lieu à des symptômes semblables à ceux de nombreuses maladies infectieuses courantes, les médecins ne soupçonnent pas toujours la grippe H1N1 et ne pratiquent pas toujours de tests. C’est particulièrement vrai dans les pays en développement, où les décès dus aux maladies respiratoires, y compris la pneumonie, sont courants. En outre, les tests systématiques pour la grippe pandémique sont coûteux et délicats et ne sont pas à la portée de tous les pays.

Lorsque les tests confirment l’infection H1N1 chez des patients présentant des affections préexistantes, de nombreux médecins enregistrent les décès comme étant dus aux affections en question et non au virus pandémique. Ces cas échappent alors aux statistiques officielles.

Comme l’ont montré des études récentes, certains tests de dépistage de l’infection H1N1 ne sont pas entièrement fiables et les faux négatifs sont un problème fréquent. L’exactitude des résultats dépend aussi de la façon dont les échantillons ont été prélevés et du moment où ils l’ont été. Même dans les hôpitaux les mieux équipés, les médecins signalent avoir vu des malades présentant des pathologies caractéristiques et pratiquement identiques mais dont tous ne présentaient pas des résultats positifs aux tests.

En outre, dans de nombreux pays en développement, les systèmes d’enregistrement des données d’état civil sont médiocres, voire inexistants, ce qui veut dire que la plupart des décès ne font pas l’objet d’une enquête et que la cause n’en est pas certifiée.

Tranches d’âge plus jeunes

La comparaison de la mortalité due à la grippe pandémique et à la grippe saisonnière ne mesure pas avec exactitude l’impact de la pandémie pour une autre raison. Par rapport à la grippe saisonnière, le virus H1N1 touche des tranches d’âge beaucoup plus jeunes dans toutes les catégories - les sujets le plus fréquemment infectés, les sujets hospitalisés, ceux qui ont besoin de soins intensifs et ceux qui décèdent.

L’OMS continue à estimer l’impact de la pandémie grippale comme modéré. Il ne sera sans doute possible d’apprécier avec exactitude les taux de morbidité et de mortalité qu’un ou deux ans après le pic de la pandémie, et l’on se fondera pour cela sur des méthodes analogues à celles utilisées pour calculer la surmortalité au cours de épidémies de grippe saisonnière. »
« les fameux experts seront-ile capables de se remettre en question????? »
« Il ne fallait surtout pas rater les secondes où, dans une formulation un peu filandreuse, T. Blanchon admet que la mortalité directement liée à la grippe saisonnière est rarissime... mais comment donc est alors estimée cette surmortalité "indirecte"? oserait-on faire figurer dans les statistiques les cas de médecins trouvant la mort en allant visiter leurs patients, par exemple? »
« ça va etre tres dur de continuer à faire semblant pour essayer lamentablement de donner une pseudo realité scientifique à un courant d'air !!!!sinon l'expert risque de disparaitre avec le H1N1 . Diable . »
« Les surtstocks.....ce n'est pas la faute des patients, des médecins de terrain non plus (merci pour nous!!) donc la faute à qui?????........ les experts sans doute pourquoi ne pas arriver à le dire ouvertement. Le Pr Lina a eu l'honneteté de dire qu'ils s'étaient trompé.... »


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