 « Taxer les superprofits de l’industrie du tabac », c’est l’idée lancée par le député Jean-Marie Le Guen. Il compte en effet déposer un amendement au prochain PLFSS pour taxer les fabricants de tabac afin de récupérer de l'argent pour financer des programmes de prévention et de lutte contre les addictions.
Selon le spécialiste des questions de santé au sein du Parti socialiste, "le chiffre d'affaires des fabricants, en quatre ans, a augmenté de plus de 26%, soit plus de 300 millions d'euros de bénéfices".
Une initiative immédiatement saluée par le Comité National Contre le Tabagisme. Selon lui, « la France compte aujourd’hui plus de 15 millions de fumeurs et le tabac est de loin la drogue la plus consommée par les jeunes dès 12-13 ans. »
Dans un communiqué le comité explique que « contrairement aux idées reçues, le tabac coûte extrêmement cher à nos finances et à la société dans son ensemble. Les économistes évaluent le coût social du tabac à près de 50 milliards d’Euros, les recettes fiscales sur les produits du tabac étant limitées à moins de 15 milliards. »
Quant au prix de vente, Jean-Marie le Guen se veut rassurant, cette mesure "n'aura aucun effet sur le prix du paquet de cigarettes ou sur le pouvoir d'achat des Français".
Mais la réponse des représentants de cette industrie ne s’est pas fait attendre.
Ces derniers ont prévenu qu’ils répercuteraient irrémédiablement cette taxe sur le prix de vente, ce qui impacterait directement le consommateur.
Imperial Tobacco rappelle par ailleurs que le premier bénéficiaire de la hausse en valeur du marché du tabac est l'Etat qui perçoit, sous forme de taxe et de TVA, 82% du prix du paquet de cigarettes.
Pour les industriels, imposer cette taxe fera augmenter le prix de vente, baisser la consommation et donc in fine baisser les recettes de l’Etat sans parler de la hausse des trafics.
Source : Dépêche AFP Assemblée Nationale 17/07/2102
Communiqué de presse CNCT 17/07/2102 |