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Cannabis: les recommandations des Académies de Médecine et Pharmacie
03/08/2012

<b>Cannabis: les recommandations des Académies de Médecine  et  Pharmacie</b> news actualité

Les Académies de Médecine et de Pharmacie renouvellent les mises en garde qu'elles font depuis 1998 à tous ceux qui veulent dépénaliser le cannabis.

Le cannabis est une vrai drogue, beaucoup plus concentré en principe actif, le tétrahydrocannabinol ou THC, dont la teneur a été multipliée par 5 à 10 depuis 40 ans.
Et les Académies de rappeler que ce n’est pas une drogue douce. Le cannabis est directement à l'origine d’artérites, d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux, de pancréatites. Il entraine une forte dépendance dans environ 20% des cas et incite au passage à des drogues plus dures. Par ailleurs, il altère la mémoire et les capacités éducatives, entraîne une diminution des connexions neuronales et réduit la capacité à effectuer les tâches au quotidien.

Le cannabis est à l’origine d’un doublement du nombre des accidents de la route. Lorsqu’il est associé à l’alcool, il multiplie par 14 le risque d’accidents mortels.

Enfin, il double le risque de symptômes psychotiques à terme.
De nombreux cas de schizophrénie diagnostiqués sont liés à la consommation de cannabis qui aggrave la maladie quand elle existe déjà, crée une résistance aux traitements et déclenche de nouveaux épisodes aigus dans les périodes de rémission symptomatique. Le risque de développer ces troubles augmente selon la quantité consommée et la précocité de la première prise.

Enfin, le cannabis est, de toutes les drogues, la seule à être stockée, pour des jours ou des semaines, dans le cerveau. Même après une à deux semaines sans consommation, les troubles persistent avec des effets imprévisibles.


Les Académies de Médecine et de Pharmacie rappellent aussi que le cannabis n’est pas un médicament. Bien que certaines activités thérapeutiques aient été alléguées, la pharmacopée n’est pas dépourvue de véritables médicaments.
Ce qui qualifie un médicament est son rapport bénéfice/risque établi par l’analyse des bienfaits que pourra en retirer le patient, comparés aux risques d’effets secondaires et de toxicité. Concernant le cannabis, alors que les effets pharmacologiques sont d’une intensité modeste, les effets secondaires sont nombreux et très souvent adverses.


C J

Source : Académies de Médecine et Pharmacie
« A voir le nombre d'adolescents à "double personnalité" qui arrivent dans cabinet pour réclamer un traitement pour les nerfs(ne parlons pas de shizophrénie).Beaucoup de jeunes déjà "addicts au tabagisme" se sont convertis au THC qui est plus économique et plus accessible entre copins . Fumons peu mais fumons bien et surtout fumons pour longtemps.
Est ce que la police effectue un dosage systématique de THC chez tous ceux qui manipulent trop facilement la kalachnikov et autres armes de guerre ??? »
« pensons à certaines douleurs cancéreuses, aux effets secondaires des chimiothérapies, et adoptons une attitude ouverte face au cannabis ; dépénalisation ne signifie pas absence d'encadrement de l'utilisation de ce produit. »


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