Pratis Blog

vendredi 30 mai 2008

Névrose d'échec.

Il est toujours difficile, aléatoire, voire dangereux, de passer du particulier au général, et inversement…et pourtant.

Névrose d'échec: "ensembles de frustrations internes et d'autopunition qui concernent les sujets ne pouvant inconsciemment s'empêcher de répéter une situation d'échec alors que rien objectivement ne les y conduit".

Cette définition, évoquée ce matin avec un psychologue, me fait désespérément penser à l'état de la France.

Compulsions destructrices, impuissance chronique, refus de l'évolution, peur de l'engagement et de la réussite, tout aujourd'hui traduit un blocage général des fonctions essentielles du corps social et politique français.

Alors que certains journaux, ce jour, veulent faire l'analyse psychologique de notre président de la République, c'est peut-être sur l'état d'esprit du pays tout entier que devraient se pencher les psychologues et psychanalystes.

Encore faut il être conscient de ses problèmes et avoir envie de se traiter. Si c'est le cas, tout reste possible…

lundi 26 mai 2008

Lorsque l'enfant reparaît.

Bonne nouvelle, la palme d'or du festival de Cannes vient d'être décernée à un film français, de Laurent Cantet, "Entre les murs".

Plus important: il s'agit d'un film sur les enfants et l'éducation.

Après le succès des choristes et des docus plus ou moins fiction, nos enfants sont une nouvelle fois sur le devant de la scène.

Dans notre vie, nous nous interrogeons parfois sur le sens de notre action et de notre place.

Selon les périodes et les individus, nous croyons que le bonheur et l'avenir sont dans la culture, dans la recherche effrénée de consommation, dans la conquête du monde économique, dans les échanges sur des combats politico-idéologiques, dans le questionnement de la place de Dieu, dans le couple fusionnel…

Et après ? Lorsque nous sommes revenus de tout ou presque, au terme de notre vie, lorsque nous nous interrogerons sur ce dont nous sommes satisfaits, de quel combat, de quelle réussite, de quelle action serons nous le plus fier ? Manifestement, notre plus belle "trace", ce seront nos enfants!

Ceci dit, une fois cela énoncé, tout reste à faire, à dire, à écrire: quelle place pour les enfants dans la société, quelle éducation, quel futur…?

Et tous les problèmes actuels sont centrés sur eux: les retraites, le chômage, l'évolution de la société…

Finalement, nous n'avons rien inventé, mais seulement redécouvert: nous posons les mêmes questions que nos parents... Espérons que nos enfants se les poserons également à leur tour, peut-être en apportant de meilleures réponses…

jeudi 22 mai 2008

Une blonde décevante.

Ce matin, à peine réveillé, je me rendais à mon bureau, lorsqu'une apparition est passée devant moi.

Une blonde superbe ( pourtant je préfère les brunes…), un peu plus jeune que moi (c'est mieux), au volant d'une belle allemande, a su retenir mon attention.

Mais la déception n'a pas tardé: brutalement, sans prévenir, elle a changé de direction. Le clignotant est devenu en option sur certaines voitures... Puis, insouciante au piéton obligé de courir pour lui échapper, elle a jeté par la vitre ouverte son trognon de pomme, et repartie vers une destination inconnue, perdue dans ses pensées…

La déception de voir un tel décalage entre une apparence de classe et de qualité, et une réalité de vulgarité et d'absence de savoir-vivre, est toujours importante.

Au-delà, ceci me semble malheureusement caractéristique d'une époque où le nombrilisme et le repli sur soi ont valeurs de symbole refuge. L'oubli, voire le mépris des autres, tient lieu de philosophie, et l'absence de respect des règles de base de la vie en société d'éthique quotidienne.

Une société dont les membres se comportent ainsi n'a manifestement pas de projet de vie commune et descend la pente de la décadence.

Projet sociologique personnel pour demain: étudier si les brunes se comportent de la même façon…je veux garder encore quelques illusions.

mercredi 21 mai 2008

La révolution…néolithique reste à faire.

Il est une révolution que le monde n'a pas encore achevée, c'est celle du néolithique.

Rappelez-vous cette période datant de 2000 à 6000 ans, selon les régions du globe, qui a permis la révolution de l'agriculture, le développement des premières industries, l'apparition des villages et des villes…

Tout cela est bien loin, et dépassé depuis longtemps me direz-vous.

Nous vivons à l'heure de l'espace, des nanotechnologies et de la bioscience.

Oui, mais un secteur résiste encore et toujours à l'envahisseur, refusant d'abdiquer ses racines, n'hésitant pas à mettre en péril l'existence même de la vie sur terre. Vous séchez ?

Les chasseurs sont devenus éleveurs, les cueilleurs sont devenus cultivateurs, mais les pêcheurs ? Et bien ils pêchent encore!!!

Au moment où nos derniers pêcheurs bloquent les ports en France, il serait peut-être temps de prendre de la hauteur sur ce sujet majeur.

Commençons par adapter la pêche au développement durable. Il existe d'autres possibilités que des filets immenses, destructeurs des fonds marins et de leur faune, et nécessitant des bateaux dévoreurs d'énergie…au prix où est le gazole…

Ensuite, dans nos grandes instances internationales, réfléchissons vite et bien au développement d'une pêche d'élevage, avec une gestion raisonnée des espèces et des productions, et laissons la nature reprendre quelques droits au fond de la mer.

Après tout, nous apprécions (presque tous….) le gibier à notre table occasionnellement, mais nous ne refusons pas un bon gigot d'agneau de pré salé ou une côte de bœuf au sel de Guérande…Pourquoi ne pas faire de même avec les poissons ?

Je sais, je suis un utopiste, mais de temps en temps, cela fait du bien de s'élever un peu, non ?

Otages de la révolution

Chacun décidément fête l'anniversaire de mai 68 à sa manière en France.

La collectivisation rampante de notre société, considérée à l'étranger comme très sensible au marxisme, se poursuit encore et toujours.

Sous prétexte que tout le monde n'a pas les mêmes revenus, certaines écoles publiques ont décidés que la fête des mères et la fête des pères ne seraient plus désormais l'occasion pour nos chers bambins de fabriquer des œuvres d'art…

Souvenez-vous les efforts que nous faisions étant enfant pour réaliser le plus beau collier de pâtes, le pot de yaourt le mieux décoré et l'offrir à notre maman…

Avez-vous oublié le regard de votre enfant vous offrant une belle chenille en carton-pâte ou un chat tiré d'une pelote de laine (véridique…)?

Balayé, ringardisé, mis au placard…

Désormais, vous aurez droit à une fête commune, une action collective, mais de cadeau personnalisé, point…

Il était temps de reprendre la collectivisation et de relancer la révolution! Mais on ne l'attendait peut-être pas sur cet aspect.

Quand nos enfants sont pris en otage au nom d'un idéal révolutionnaire, je commence à avoir envie de m'énerver….

lundi 19 mai 2008

Le taureau et la grenade

Quelques expériences intéressantes sont à faire dans le domaine de l'ingestion de boissons originales, de celles qui sont sensées transformer notre vie…

Hier, tout d'abord, j'ai voulu protéger mon capital santé…Suivant les articles que l'on peut lire un peu partout en ce moment, j'ai acheté du jus de grenade, sensé améliorer le temps qui me reste à vivre, grâce aux nombreux polyphénols contenus dans cette boisson.

L'expérience fut brève, mais enrichissante…et je me suis aussitôt rabattu sur le Montagne Saint Emilion qui m'attendait avec le barbecue, sensé contenir les mêmes polyphénols, mais beaucoup plus agréable au goût.

Nous pourrions conseiller au gouvernement d'interdire l'alcool aux moins de 18 ans, et la grenade aux plus de 18 ans. Cette proposition de loi aurait plus de chance d'être acceptée, question de communication.

Par ailleurs, raccourci intéressant, nous apprenons aujourd'hui que le Taureau rouge ("Red bull") est désormais autorisé en France dans sa version " non bridée", c'est-à-dire avec de pleines doses de Taurine, dont on ne connaît pas les effets sur le SNC.

Aucune étude fiable ne confirme aujourd'hui l'innocuité de la taurine, neurotransmetteur utilisé parfois comme antidépresseur, chargé d'augmenter la vigilance mentale, mais qui surtout été tenue pour responsable de céphalées et d'hémorragies cérébrales….

Entre les produits utiles à la santé mais imbuvables, et les produits dangereux sans effet utile prouvé, je vais retourner à l'eau du robinet, et un bon verre de vin de temps en temps. Je ne vivrai peut-être pas plus vieux, mais au moins je me serai fait plaisir sans risque…

Et le plaisir sans risque, de nos jours, ça n'a pas de prix, rareté oblige!

jeudi 15 mai 2008

Positivité

Le Docteur Guy écrit souvent sur ce blog, et passe son temps à critiquer et nous faire la morale.

Alors, je dis: ça suffit!!!

Non, les Français ne sont pas nuls, impuissants, faignants…

La preuve une fois encore ce jour, où l'on apprend que le produit intérieur brut de notre pays a progressé de 0,6% au premier trimestre 2008, et que les chiffres 2007 ont été révisés à la hausse!

En 2007, le produit intérieur brut a en effet progressé de 2,2%, et non de 1,9% comme indiqué précédemment.

Mais la France est aussi le pays de la démocratie, et les débats houleux qui agitent le parlement sont le signe d'une démocratie, peut-être un peu agitée par instant, mais tellement vivante!

Mais la France est aussi le pays où les habitants ne se laissent pas conduire comme des moutons, où ils réclament des explications avant de voter ou de valider des décisions, où ils n'acceptent pas n'importe quoi.

Mais la France est aussi le pays où son service de santé reste l'un des meilleurs au monde, avec des femmes et des hommes qualifiés et reconnus, respectés et aimés par la population.

Et je pourrais multiplier les exemples.

Alors, Docteur Guy, arrêtez de voir trop souvent le côté négatif des évènements et des hommes.

Soyez, soyons, positifs !!!

On a gagné!

En France, on est nuls en foot, ridicules au tennis, et inexistants au basket, nos sportifs restent des amateurs…

En France, nos films ne gagnent jamais au festival de Cannes, nos artistes souvent inconnus en dehors de l'hexagone, notre culture en voie de disparition…

En France, nos voitures ne s'exportent pas, on ne fabrique pas de machine-outils, et notre déficit commercial est abyssal…

En France, on râle toujours, les fonctionnaires en grève chronique et les salariés en RTT, on ne sait pas s'adapter à la mondialisation…

Oui, mais, en France, nous sommes et serons toujours les meilleurs pour une chose: la bonne chère, la cuisine, l'accord des mets et des vins, le savoir-vivre à table, en un mot: la bouffe!

N'en déplaise aux Américains, aux Anglais, aux Allemands, aux Chinois,... et aux autres, nous serons toujours les champions du monde de l'art culinaire…

Et la nouvelle du jour que j'ai choisi de retenir ( je sais, c'est égoïste, mais c'est mon choix!), c'est que, après deux ans d'interdiction, le foie gras fait son retour sur les menus des restaurants de Chicago, foie gras coupable, selon ses détracteurs d'être le résultat du gavage cruels de nos volatiles préférés.

Face à l'adversité, lorsque l'enjeu est d'importance, sur des combats dos au mur contre un adversaire décidé, la France saura toujours défendre ses valeurs les plus chères et les plus ancrées au cœur de chaque Français, et j'y participerai à ma manière! Na!

mercredi 14 mai 2008

Ecoute

Savoir écouter est un art disait Epictète. Il faudrait que nos dirigeants trouvent le temps de lire les auteurs anciens…à défaut de les avoir lu étant plus jeunes!

La "crise", secondaire au vote de la motion de procédure d'un député de l'opposition hier à l'Assemblée nationale, à propos de la loi OGM, est caractéristique, une fois de plus de notre époque et de notre pays.

L'incapacité des "élites" dirigeantes de notre pays ( cela vaut pour la majorité comme pour l'opposition) à s'écouter, à prendre le temps de "sentir" l'ambiance, l'hostilité, l'inquiétude de leurs propres amis est consternante.

Et pourtant, écouter est un geste simple, mais qui démontre à chaque personne qu'elle est importante et que ce qu'elle dit nous intéresse.

Mais, pour bien réaliser ce geste simple, de nombreuses conditions sont nécessaires et indispensables. Il faut d'abord savoir se taire!!! Souvent nous n'écoutons les autres que pour chercher l'occasion de parler davantage de nous-même.

Ensuite, se concentrer sur l'autre est utile, c'est le laisser diriger la conversation et ne pas penser aussitôt à ce que l'on va répondre ( c'est peut-être le problème de certains politiques???).

Mais c'est aussi favoriser la confiance, en créant un environnement relationnel où l'autre se sente à l'aise, dans un contexte de respect, de discrétion, éventuellement de confidence.

Ecouter, c'est également être ouvert, respectueux de l'autre, sans juger, à l'écoute des comportements, interrogations et recherche de solution. N'oublions pas que la différence de notre interlocuteur fait notre richesse…

Enfin, écouter c'est partager, autant que possible les sentiments de celui qui est en face, ou à côté, avec finesse et discrétion.

Finalement, écouter, ce n'est pas si simple, mais c'est ce qui fait toute la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent dans leur relation à l'autre.

Et, comme disait La Rochefoucauld, "il faut écouter ceux qui parlent, si on veut en être écouté". C'est bien compris, Messieurs les Ministres ?

mardi 13 mai 2008

Inquisition

Trouvé sur Wikipédia:

" Au XXème siècle, l'Inquisition passe dans le vocabulaire courant, devenant un mot commun pour désigner un certain genre de persécution, hystérique, souvent collective et toujours spectaculaire.

La superposition de ces mouvements et enjeux sociaux a ainsi mis en forme bon nombre de clichés sur l'Inquisition, qui perdurent de nos jours : torture, dogmatisme, victime innocente, fanatisme, etc. L'incursion de l'Inquisition dans le domaine du débat scientifique avec le procès de Galilée fut à l'origine de la réaction de Descartes et de sa philosophie mécaniste. La confusion entre vérités de foi et recherche d'un fondement scientifique posa un problème de méthode qui reste actuel.

Mais l'image négative de l'inquisition aujourd'hui ne s'explique pas uniquement par des combats historiques. Elle est aussi due aujourd'hui à une réaction très compréhensible du public moderne, contre une institution qui semble avoir pour caractéristique principale de s'attaquer à la liberté de penser, et de plus, par des méthodes évidemment condamnées aujourd'hui (le recours à la torture).

Le thème de l'Inquisition reste délicat à aborder. Il fait de nos jours l'objet de discours à forte charge affective, ce qui expose un éventuel contradicteur à des attaques imprécatoires. Le terrain a été historiquement miné par des enjeux anciens, qui ont construit telle ou telle représentation de l'Inquisition qui servait les intérêts de l'époque.

Sur le plan sémantique, les mots de la famille « Inquisition », « inquisitorial », etc. sont passés dans le langage courant avec une connotation très négative, et l'idée générale de quelqu'un qui fait subir un interrogatoire en règle sans en avoir le droit moral."

Allez savoir pourquoi, ce texte m'est venu à l'esprit en pensant au transfert possible du contrôle de la Formation Médicale Continue vers les technocrates, au détriment des médecins…

Cela vous surprend ???

vendredi 9 mai 2008

De Léonard de Vinci à Goethe.

En ce lendemain de la célébration de la victoire de 1945, les nouvelles du monde sont inquiétantes: Birmanie, Autriche, Bolivie, Afrique, Italie, Etats-Unis, Liban…et France bien sûr.

Les sujets les plus variés mènent à cette inquiétude: pédophilie, chômage, crises politiques, inquiétude économique, famine, guerre, catastrophes natuelles…

Un point commun, une sorte de fil rouge, relie tous ses problèmes humains: la confiance, ou bien plutôt le manque de confiance des uns envers les autres.

Même si Léonard de Vinci disait: "l'expérience prouve que celui qui n'a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu", sans relation de confiance, la vie se transforme en un combat permanent, envers les autres et envers soi-même, dominé par la méfiance, le doute, et même le cynisme.

Or l'actualité nous démontre que toutes les raisons existent pour justifier notre incapacité à accorder notre confiance à l'autre. Mais, a contrario, si la confiance dominait notre relation à l'autre, beaucoup de ce que nous lisons dans la presse n'aurait pu lieu, ou les conséquences s'en trouveraient amoindries.

Les militants du cynisme nous conseillent aujourd'hui la méfiance envers le monde politique, les élites, le système judiciaire, les fondements de l'économie, et notre entourage proche.

Pourtant, vivre dans la méfiance mène à une forme de dégradation sociale, et nous entraîne dans un cul-de-sac faisant la part belle à l'amertume, la hargne, la suspicion, voire la détestation, et nous connaissons tous des personnes qui s'empoisonne la vie dans la crainte du "piège".

Enfin, la confiance est préalable dans notre vie personnelle à l'affection, l'amitié et bien sûr à l'amour. La vie amoureuse est un défi à la méfiance et il est certain que moins de gens seraient seuls si la confiance régnait un peu plus.

Ceci dit, la confiance n'est pas l'acceptation de tout. Cela se mérite, se construit, et nécessite des contacts réguliers, un langage de vérité, mais aussi beaucoup d'exigence…Surtout la confiance demande qu'avant de faire des reproches à l'autre, l'on examine ses propres faiblesses!

Concluons ce (long) discours sur une autre citation, du grand Goethe cette fois: "Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirerez confiance aux autres". A bon entendeur…

mercredi 7 mai 2008

A la niche!

Soucieux de faire baisser le pouvoir d'achat des Français les plus fortunés, de les pousser à travailler moins, à s'expatrier en Belgique ou au Luxembourg, à laisser les DOM-TOM se débrouiller avec l'argent public en supprimant les apports privés, de désigner des boucs-émissaires, et de supprimer une soupape de sécurité aidant à accepter les difficultés de notre pays, notre Gouvernement à décidé de s'attaquer aux "niches" fiscales.

Ce Gouvernement ( vous avez vu, je lui mets une majuscule…) se moque comme d'une guigne de mon avis, mais moi, je suis contre cette suppression de ma niche fiscale!

Elle me protège des mauvais garçons, m'offre un toit en cas de danger, me donne l'impression d'être une débrouillarde, en un mot elle me rassure et me fortifie…

Question subsidiaire…Cherchez dans cette liste des principales niches fiscales celle(s) qui me concerne(nt): prime pour l'emploi, défiscalisation des intérêts du Livret A, demi-part parce que j'élève seule mon enfant, taux réduit de TVA ???

Trait d'Union, vision d'avenir.

Dans la continuité des célébrations et commémorations, il en est une qui me semble plus acceptable que les autres, parce que l'avenir dépend beaucoup de la lecture des 60 ans écoulés: c'est celle de la naissance de l'Etat d'Israël.

Deux visions aujourd'hui, deux sons de cloche opposés nous reviennent en pleine face lorsque nous interrogeons des spécialistes de ce domaine.

La première est franchement négative: Israël serait au bord du gouffre, tout proche de l'explosion, notamment et principalement du fait de la démographie galopante des Palestiniens, et du risque que cela fait courir à un Etat unique.

S'y ajoute le poids grandissant des ultra religieux de part et d'autre de la "frontière", avec le risque de voir s'affronter deux théocraties. Mais aussi l'absence de frontières définitives pour Israël, et 60 ans de guerre et d'affrontements accompagnés de tant d'inhumanité de part et d'autre que la réconciliation semble impossible.

L'autre vision est beaucoup plus optimiste
. Elle s'accroche à l'image d'un Etat ayant su se construire dans l'adversité, d'un peuple sans terre depuis 2000 ans qui a réussi à s'enraciner, et qui, de ce fait, commence à porter attention aux rêves des autres.

Cet optimisme s'appuie également sur le fait que plusieurs frontières sont désormais stabilisées, que le pays est un pôle d'excellence dans l'agriculture et le high-tech, donc ancré dans le présent mais prêt pour l'avenir. Ajoutez à cela la volonté aujourd'hui bilatérale d'une majorité de la population de voir co-exister deux Etats indépendants et souverains, et tout devient plus bleu….

Alors donc, alors que la stabilité, la sécurité et la prospérité d'une grande partie du monde dépend aujourd'hui de la bonne volonté des habitants de ce bout de terre, soyons résolument optimiste et votons pour l'espoir!

Israël doit être une pépite rayonnante, apportant la prospérité et le bonheur alentour, plutôt qu'une bombe atomique semant le malheur et la désolation.

Les deux peuples ne pourront, ne peuvent ( parlons au présent), éviter de coopérer et se réconcilier. Si Allemands et Français l'ont réussi, pourquoi pas Palestiniens et Israéliens ?

Je sais, je suis un indéfectible optimiste, mais c'est ce qui fait ma force…

mardi 6 mai 2008

La Chine, ou l'empire de la démesure.

Décidément, la Chine a bel et bien remplacé désormais les Etats-Unis dans la démesure.

La maladie pied-main-bouche, bien connue chez nos jeunes patients, et traitée par un peu de paracétamol, est considérée comme bénigne par tous les médecins de France.

Sauf qu'en Chine, cela ne se passe pas ainsi: le nombre d'enfants chinois infectés récemment est estimé à près de 10 000 ce jour. Et, surtout, 24 enfants en sont morts…

Sur notre vieux continent, cette maladie est généralement due à un Coxsackievirus. Mais l'épidémie qui touche l'Empire du Milieu est due est due à un enterovirus, de type EV71.

L'épidémie a conduit le ministère de la santé chinois à déclarer une alerte nationale…

A l'approche des Jeux olympiques, serait-ce encore un coup des Tibétains ? Si même les non-violents se mettent à utiliser des armes bactériologiques, on est mal parti!

lundi 5 mai 2008

Histoire d'avenir, ou avenir de l'histoire?

La révolution est partout…enfin, dans toutes les têtes en ce moment, et surtout dans tous les journaux. Pas un média qui ne célèbre les 40 ans des évènements de mai 1968 à sa manière.

Loin de moi l'idée de vouloir relativiser l'importance de cette "révolution". Elle s'est conclue par la victoire dans les urnes des forces les plus réactionnaires, a montré l'incapacité des mouvements extrémistes à gérer un conflit et proposer une alternative viable, mais a joué un rôle certain, voire majeur, dans l'évolution de notre société.

Citons pêle-mêle la "libération" de la sexualité, en particulier féminine, l'éclatement du carcan des traditions et de la famille, l'ouverture de l'enseignement supérieur pour tous, mais aussi le goût des loisirs, la diminution du temps de travail, les "expérimentations" pédagogiques sur nous-mêmes et nos enfants, la prise du pouvoir dans les entreprises et la fonction publique de ces "révolutionnaires", la jouissance d'une génération aux dépend des suivantes…

Mais ce qui me gêne le plus dans tout cela, c'est ce besoin immodéré et de plus en plus prégnant de la célébration de l'histoire et des grandes dates du passé.

Passionné d'histoire, je sais à quel point il est fondamental de regarder le passé pour tenter d'éclairer le présent et l'avenir. Sauf que, actuellement, on regarde le passé avec complaisance, pour se plaindre du présent, et sans préparer d'avenir…cherchez l'erreur!

Une société qui se complait ainsi dans la célébration de ses gloires passées est une société qui ne se projette pas dans l'avenir, n'a pas de projet et ne pense pas à ses enfants…

Nous sommes dans une société qui préfère célébrer Waterloo plutôt qu'Austerlitz (véridique…), qui aime la repentance et les excuses, en se rappelant sa gloire passée.

Et si on parlait un peu d'avenir, loin des chimères du passé, et, si possible, en écartant progressivement ces acteurs de mai 68 qui ont tout trusté au seul profit de leur jouissance ? mais c'est peut-être encore un peu tôt ??? Surtout avec l'allongement du départ à la retraite…

Double peine.

C'est reparti…avec le mois de Mai et les week-ends (très) prolongés, reviennent les manifestations en tous genres…

Mais c'est l'école qui m'intéresse aujourd'hui. Le 15 mai, "journée d'action" dans la fonction publique et l'éducation, chacun d'entre nous devra de nouveau se "débrouiller" pour garder ses chères têtes blondes: les emmener au travail avec soi, les faire garder par la grand-mère, trouver une baby-sitter libre en journée, prendre une journée de repos…tout cela pour laisser des "enseignants" libres de battre le pavé et se remémorer le bon temps de mai 68!

Le gouvernement, pour une fois, avait trouvé une solution intéressante, et demandé aux municipalités d'organiser l'accueil des élèves, moyennant rémunération, afin que chacun puisse garder un minimum de liberté: de grève pour les personnels de l'éducation, de travail pour les parents, d'avoir leur place dans la société pour les enfants.

Mais c'est décidément trop pour les maires de gauche qui refusent d'être des briseurs de grève! Que ne vont ils voir en Chine ce que c'est que briser une grève, voire l'interdire.

Alors, décidément, dans ces villes, dont Paris bien sûr, dont les maires refusent de respecter les parents et les enfants, les habitants seront de nouveau soumis à la double peine!

Et pour ce qui est de poser une journée de repos, on en a déjà suffisamment en ce mois de mai…alors vive la liberté ! mais pour tous…

vendredi 2 mai 2008

Sélection ,motivation et médecine.

Profitons de ce long week-end pour nous plonger dans la lecture des quotidiens que nous survolons habituellement. C'est très "formateur".

Ainsi, ce matin, je découvre dans Le Figaro, un article sur la sélection en première année de médecine. Sujet novateur s'il en est.

Cela a au moins l'intérêt de me réveiller, tant cet article est surprenant sur la forme et sur le fond du sujet.

Sur la forme tout d'abord. On y apprend que les étudiants en médecine sont en guerre permanente les uns contre les autres, que "tous les coups sont permis ou presque pour perturber la concentration des adversaires potentiels", que "le matin, il y a limite des blessés", que des vigiles ont même été recrutés pour faire la police…

Ma "première première" année de médecine date de plus de 25 ans maintenant, et les choses auraient-elles donc changé à ce point ? J'ai du mal à le croire. Tout cela ne relève t'il pas du phantasme et du folklore ?

A moins que l'on ne cherche à démotiver les étudiants de s'inscrire en PCEM 1 ?

En tout état de cause, un minimum d'émulation et de compétition à la faculté ne fait que préparer à la vie réelle de tout adulte un peu motivé, cela n'a rien de choquant sauf pour quelques tenants de l'égalitarisme par le bas…on voit où cela a mené nos universités.

Sur le fond ensuite.(Je sais, l'article est un peu long, mais vous avez le temps de lire ce matin, non ?). Valérie Pécresse, sous-ministre ( comme dirait le Canard Enchaîné) à la formation supérieure, propose de créer une première année de faculté commune entre médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme.

Outre le fait que cela existe déjà dans nos universités, sauf pour "pharma", je ne vois pas bien en quoi le fait de multiplier le nombre d'étudiants dans un même amphi résoudrait les difficultés de cohabitation et de compétition: plus on est nombreux, moins il y a de compétition??? Il faut qu'on m'explique..

Plus sérieusement, cela pose plutôt la question récurrente de la sélection à l'entrée de la faculté. Moi qui ais réussi médecine avec un bac C sans mention..; je ne suis guère favorable à une sélection sur les résultats du bac. A contrario, pourquoi ne pas s'orienter vers une sélection sur des entretiens de motivation, comme cela existe dans d'autres filières ?

Je vais peut-être proposer à Valérie Pécresse de devenir son conseiller "santé"…ce serait une belle réussite pour un petit médecin, bachelier sans mention, mais qui essaie simplement de réfléchir et se pose des questions sur le sens de nos actions…

Mais c'est peut-être une vision plus médicale que politique de nos actions ?

Le muguet du premier mai a t'il des épines?

Exception culturelle mondiale, le muguet est probablement la seule fleur à être vendue une seule fois dans l'année. Symbole de porte-bonheur, cette fleur est aussi le signe de la fraîcheur, de la pureté, de l'innocence, avec une odeur forte et tenace.

Et pourtant…ce joli brin de muguet que vous n'avez pas oublié d'offrir hier à l'élu(e) de votre cœur pourrait bien devenir rapidement le symbole des catastrophes écologiques que l'homme déverse trop souvent sur Dame Nature.

En terme de développement durable, la gestion de la production et de la diffusion du muguet se révèle en effet catastrophique: climatisation, chauffage, transport réfrigéré,…Seront nous bientôt obligé de créer des charter de retours des clochettes dans leur pays nantais?

N'oublions pas que le muguet vient du Japon, et que c'est le roi Louis IX qui en lança la mode en 1561, avant d'être reprise à partir du premier mai 1907.

Alors, choisirons-nous la tradition, le symbole du bonheur, ou le développement durable et la rationalisation de notre vie?

Finalement, tout peut être sujet à réflexion, et la vie est bien compliquée pour qui se donne le mal de réfléchir. Mais, surtout, comme souvent, les questions les plus simples et banales en apparence réclament des réponses complexes et amènent d'autres questions. C'est peut-être aussi ce qui fait la spécificité de la vie humaine et la rend si attrayante et enrichissante.

Mais moi, hier, j'étais heureuse de recevoir et d'offrir un brin de muguet, pas vous ?