Pratis Blog

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mercredi 14 mai 2008

Ecoute

Savoir écouter est un art disait Epictète. Il faudrait que nos dirigeants trouvent le temps de lire les auteurs anciens…à défaut de les avoir lu étant plus jeunes!

La "crise", secondaire au vote de la motion de procédure d'un député de l'opposition hier à l'Assemblée nationale, à propos de la loi OGM, est caractéristique, une fois de plus de notre époque et de notre pays.

L'incapacité des "élites" dirigeantes de notre pays ( cela vaut pour la majorité comme pour l'opposition) à s'écouter, à prendre le temps de "sentir" l'ambiance, l'hostilité, l'inquiétude de leurs propres amis est consternante.

Et pourtant, écouter est un geste simple, mais qui démontre à chaque personne qu'elle est importante et que ce qu'elle dit nous intéresse.

Mais, pour bien réaliser ce geste simple, de nombreuses conditions sont nécessaires et indispensables. Il faut d'abord savoir se taire!!! Souvent nous n'écoutons les autres que pour chercher l'occasion de parler davantage de nous-même.

Ensuite, se concentrer sur l'autre est utile, c'est le laisser diriger la conversation et ne pas penser aussitôt à ce que l'on va répondre ( c'est peut-être le problème de certains politiques???).

Mais c'est aussi favoriser la confiance, en créant un environnement relationnel où l'autre se sente à l'aise, dans un contexte de respect, de discrétion, éventuellement de confidence.

Ecouter, c'est également être ouvert, respectueux de l'autre, sans juger, à l'écoute des comportements, interrogations et recherche de solution. N'oublions pas que la différence de notre interlocuteur fait notre richesse…

Enfin, écouter c'est partager, autant que possible les sentiments de celui qui est en face, ou à côté, avec finesse et discrétion.

Finalement, écouter, ce n'est pas si simple, mais c'est ce qui fait toute la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent dans leur relation à l'autre.

Et, comme disait La Rochefoucauld, "il faut écouter ceux qui parlent, si on veut en être écouté". C'est bien compris, Messieurs les Ministres ?

mardi 13 mai 2008

Inquisition

Trouvé sur Wikipédia:

" Au XXème siècle, l'Inquisition passe dans le vocabulaire courant, devenant un mot commun pour désigner un certain genre de persécution, hystérique, souvent collective et toujours spectaculaire.

La superposition de ces mouvements et enjeux sociaux a ainsi mis en forme bon nombre de clichés sur l'Inquisition, qui perdurent de nos jours : torture, dogmatisme, victime innocente, fanatisme, etc. L'incursion de l'Inquisition dans le domaine du débat scientifique avec le procès de Galilée fut à l'origine de la réaction de Descartes et de sa philosophie mécaniste. La confusion entre vérités de foi et recherche d'un fondement scientifique posa un problème de méthode qui reste actuel.

Mais l'image négative de l'inquisition aujourd'hui ne s'explique pas uniquement par des combats historiques. Elle est aussi due aujourd'hui à une réaction très compréhensible du public moderne, contre une institution qui semble avoir pour caractéristique principale de s'attaquer à la liberté de penser, et de plus, par des méthodes évidemment condamnées aujourd'hui (le recours à la torture).

Le thème de l'Inquisition reste délicat à aborder. Il fait de nos jours l'objet de discours à forte charge affective, ce qui expose un éventuel contradicteur à des attaques imprécatoires. Le terrain a été historiquement miné par des enjeux anciens, qui ont construit telle ou telle représentation de l'Inquisition qui servait les intérêts de l'époque.

Sur le plan sémantique, les mots de la famille « Inquisition », « inquisitorial », etc. sont passés dans le langage courant avec une connotation très négative, et l'idée générale de quelqu'un qui fait subir un interrogatoire en règle sans en avoir le droit moral."

Allez savoir pourquoi, ce texte m'est venu à l'esprit en pensant au transfert possible du contrôle de la Formation Médicale Continue vers les technocrates, au détriment des médecins…

Cela vous surprend ???

vendredi 9 mai 2008

De Léonard de Vinci à Goethe.

En ce lendemain de la célébration de la victoire de 1945, les nouvelles du monde sont inquiétantes: Birmanie, Autriche, Bolivie, Afrique, Italie, Etats-Unis, Liban…et France bien sûr.

Les sujets les plus variés mènent à cette inquiétude: pédophilie, chômage, crises politiques, inquiétude économique, famine, guerre, catastrophes natuelles…

Un point commun, une sorte de fil rouge, relie tous ses problèmes humains: la confiance, ou bien plutôt le manque de confiance des uns envers les autres.

Même si Léonard de Vinci disait: "l'expérience prouve que celui qui n'a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu", sans relation de confiance, la vie se transforme en un combat permanent, envers les autres et envers soi-même, dominé par la méfiance, le doute, et même le cynisme.

Or l'actualité nous démontre que toutes les raisons existent pour justifier notre incapacité à accorder notre confiance à l'autre. Mais, a contrario, si la confiance dominait notre relation à l'autre, beaucoup de ce que nous lisons dans la presse n'aurait pu lieu, ou les conséquences s'en trouveraient amoindries.

Les militants du cynisme nous conseillent aujourd'hui la méfiance envers le monde politique, les élites, le système judiciaire, les fondements de l'économie, et notre entourage proche.

Pourtant, vivre dans la méfiance mène à une forme de dégradation sociale, et nous entraîne dans un cul-de-sac faisant la part belle à l'amertume, la hargne, la suspicion, voire la détestation, et nous connaissons tous des personnes qui s'empoisonne la vie dans la crainte du "piège".

Enfin, la confiance est préalable dans notre vie personnelle à l'affection, l'amitié et bien sûr à l'amour. La vie amoureuse est un défi à la méfiance et il est certain que moins de gens seraient seuls si la confiance régnait un peu plus.

Ceci dit, la confiance n'est pas l'acceptation de tout. Cela se mérite, se construit, et nécessite des contacts réguliers, un langage de vérité, mais aussi beaucoup d'exigence…Surtout la confiance demande qu'avant de faire des reproches à l'autre, l'on examine ses propres faiblesses!

Concluons ce (long) discours sur une autre citation, du grand Goethe cette fois: "Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirerez confiance aux autres". A bon entendeur…

mercredi 7 mai 2008

A la niche!

Soucieux de faire baisser le pouvoir d'achat des Français les plus fortunés, de les pousser à travailler moins, à s'expatrier en Belgique ou au Luxembourg, à laisser les DOM-TOM se débrouiller avec l'argent public en supprimant les apports privés, de désigner des boucs-émissaires, et de supprimer une soupape de sécurité aidant à accepter les difficultés de notre pays, notre Gouvernement à décidé de s'attaquer aux "niches" fiscales.

Ce Gouvernement ( vous avez vu, je lui mets une majuscule…) se moque comme d'une guigne de mon avis, mais moi, je suis contre cette suppression de ma niche fiscale!

Elle me protège des mauvais garçons, m'offre un toit en cas de danger, me donne l'impression d'être une débrouillarde, en un mot elle me rassure et me fortifie…

Question subsidiaire…Cherchez dans cette liste des principales niches fiscales celle(s) qui me concerne(nt): prime pour l'emploi, défiscalisation des intérêts du Livret A, demi-part parce que j'élève seule mon enfant, taux réduit de TVA ???

Trait d'Union, vision d'avenir.

Dans la continuité des célébrations et commémorations, il en est une qui me semble plus acceptable que les autres, parce que l'avenir dépend beaucoup de la lecture des 60 ans écoulés: c'est celle de la naissance de l'Etat d'Israël.

Deux visions aujourd'hui, deux sons de cloche opposés nous reviennent en pleine face lorsque nous interrogeons des spécialistes de ce domaine.

La première est franchement négative: Israël serait au bord du gouffre, tout proche de l'explosion, notamment et principalement du fait de la démographie galopante des Palestiniens, et du risque que cela fait courir à un Etat unique.

S'y ajoute le poids grandissant des ultra religieux de part et d'autre de la "frontière", avec le risque de voir s'affronter deux théocraties. Mais aussi l'absence de frontières définitives pour Israël, et 60 ans de guerre et d'affrontements accompagnés de tant d'inhumanité de part et d'autre que la réconciliation semble impossible.

L'autre vision est beaucoup plus optimiste
. Elle s'accroche à l'image d'un Etat ayant su se construire dans l'adversité, d'un peuple sans terre depuis 2000 ans qui a réussi à s'enraciner, et qui, de ce fait, commence à porter attention aux rêves des autres.

Cet optimisme s'appuie également sur le fait que plusieurs frontières sont désormais stabilisées, que le pays est un pôle d'excellence dans l'agriculture et le high-tech, donc ancré dans le présent mais prêt pour l'avenir. Ajoutez à cela la volonté aujourd'hui bilatérale d'une majorité de la population de voir co-exister deux Etats indépendants et souverains, et tout devient plus bleu….

Alors donc, alors que la stabilité, la sécurité et la prospérité d'une grande partie du monde dépend aujourd'hui de la bonne volonté des habitants de ce bout de terre, soyons résolument optimiste et votons pour l'espoir!

Israël doit être une pépite rayonnante, apportant la prospérité et le bonheur alentour, plutôt qu'une bombe atomique semant le malheur et la désolation.

Les deux peuples ne pourront, ne peuvent ( parlons au présent), éviter de coopérer et se réconcilier. Si Allemands et Français l'ont réussi, pourquoi pas Palestiniens et Israéliens ?

Je sais, je suis un indéfectible optimiste, mais c'est ce qui fait ma force…

mardi 6 mai 2008

La Chine, ou l'empire de la démesure.

Décidément, la Chine a bel et bien remplacé désormais les Etats-Unis dans la démesure.

La maladie pied-main-bouche, bien connue chez nos jeunes patients, et traitée par un peu de paracétamol, est considérée comme bénigne par tous les médecins de France.

Sauf qu'en Chine, cela ne se passe pas ainsi: le nombre d'enfants chinois infectés récemment est estimé à près de 10 000 ce jour. Et, surtout, 24 enfants en sont morts…

Sur notre vieux continent, cette maladie est généralement due à un Coxsackievirus. Mais l'épidémie qui touche l'Empire du Milieu est due est due à un enterovirus, de type EV71.

L'épidémie a conduit le ministère de la santé chinois à déclarer une alerte nationale…

A l'approche des Jeux olympiques, serait-ce encore un coup des Tibétains ? Si même les non-violents se mettent à utiliser des armes bactériologiques, on est mal parti!